Samedi 27 septembre 2008 6 27 /09 /2008 12:39

Histoire de combler en France le vide sidéral que représentaient les salons de Jeux-Vidéos, Paris accueille, du 26 au 28....le Festival du Jeu Vidéo, 3e édition. Devant l'intérêt grandissant du public pour le 10e Art, rendez-vous cette année au fameux hall 6, Porte de Versailles, sur les hauteurs du Parc des Expositions.




12h. Il y a comme un gigantesque attroupement devant les portes tournantes du Hall 6. Un véritable raz-de-marée hétéroclite s'est levé très tôt pour retoucher aux bombes attendues; certains pour les découvrir. Le suspens est indescriptible, les doigts commencent à remuer tout seuls dans le vide, échappant totalement au contrôle de leurs propriétaires, tels de minuscules moulins prêts à souffler sur les joystick. L'adrénaline fait pogoter le coeur; il va bientôt exploser d'impatience et... Pourquoi qu'y est 13h et qu'on peut toujours pô rentrer ?!




Ca s'énerve sérieusement devant le Hall 6 qui commence à s'inquiéter de ce qui pourrait lui arriver à lui-aussi. Ca fume, ça spécule, ça vanne. Au loin, 20 minutes plus tard, une porte bouge avec des gens dedans, c'est partiiiii...
... Mais euh, "si j'ai tel billet, où que je vais ?" C'est la question qui a donné lieu à de véritable mouvements de foule contradictoires, d'infos et d'intox de portes en portes. Décidément difficile de rentrer. On entend quelques courageux  "quelle organisation de merde ! " lâchés courageusement loin des oreilles des vigiles. Pourtant, les stands sont là, tout prêt, on peut presque le toucher ce gigantesque carré Samsung, partenaire de l'événement- même si c'est de loin ce qui nous intéresse. Après 15 minutes d'imitations de moutons cherchant une direction, la masse pénètre dans le temple...


Bug dans la matrice


Les premières impressions ne sont pas vraiment très significatives en règle générale mais on ne peut s'empêcher de penser que ce Festival ressemble à s'y méprendre au Micromania Game Show de l'année dernière. Même surface (forcément), même ambiance; mais surtout même sentiment de bordel organisé. Les stands ne sont pas toujours bien identifiables du premier coup d'oeil, la position des éditeurs s'avère ardue à cibler. Le Festival semble avoir privilégier le jeu, en tête de gondole, plutôt que l'éditeur ou le développeur. Dans le fond, quoi de plus normal mais dans la forme, pour le néophyte il y a de quoi se perdre. Et ne plus savoir où donner de la tête.




Ce qui gêne au prime abord dans ce festival, c'est l'inégalité de la distribution des espaces. Si le stand GOA (avec Warhammer Online) pourrait servir d'aire de stationnement pour plusieurs roulottes de voyageurs Orcs, le carré Capcom (Dead Space et Left 4 Dead), misant sur l'ambiance et la promiscuité, faisait l'effet d'une petite cabane de pêcheur. De même l'espace Trackmania D.S., aussi gigantesque que déserté (il faut dire que ce n'est pas le jeu le plus attendu par les fous de sensations) faisait passé Fallout 3 pour le dernier des jeux attendus.
Cependant, cette hiérarchisation pas très hiérarchique fait partie du charme de ce genre de salon, on ne crachera donc pas sur l'organisation ni sur la structuration des espaces de jeux. Oops, trop tard.





Côté ambiance, là aussi on n'a pas trouvé d'énormes différences avec le Micromania Game Show. Il faut dire que le premier jour, on s'échauffe. Pas de décors de folie ni d'explosions pyrotechniques à faire cramer le toit du hall 6 mais un certain nombre de blocs hauts en couleurs. D'autres, un peu ternes et morne jouaient assurément sur l'appréciation des aigris. Les 4 manettes de Red Faction Guerilla semblaient pleurer sur leur sort et un effort aurait pu être fourni sur le stand Little Big Planet de Sony tant les testeurs ont prit du plaisir manette en main.
En dehors du brouhaha permanent, c'est Guitar Hero: World Tour qui a mis le feu aux poudres. Au vu de l'enthousiasme du public pour la petite scène, le soft d'Activision a fait son petit effet de manche. Les guitaristes en herbe ont pu se la jouer accompagnés pour ce nouvel opus d'une batterie et d'un chanteur. Pas franchement l'éclate générale mais le stand intronisait un peu de vie et surtout de rythme.




Si le MGS brillait par son manque de babes - comprenez potiche promoteur de testostérone, Le Festival Du Jeu, lui, ne s'est pas privé. Pas franchement l'égal d'un E3, mais quelques plantureuses jeunes filles faisaient l'allée-retour entre les boxes. Les pom-pom girls du Samsung City ont même essayé de créer un succinct emballement bienvenu tout de même. La palme est cependant revenu à Alison Carroll, la nouvelle égérie Lara Croft, qui a fait dresser les appareils photos en prenant des poses dignes digne de Derek Zoolander.
Mis à part les poussives tentatrices, se balladait du beau monde ans les allées embouteillées du Festival: le coutumier Marcus, le coeur sur la main faisait son petit tour; on a pu croiser Yukishiro, de Gamekult, très rock, à l'affût papier à la main; trébucher sur Jonathan Dumont, Président et organisateur (via Games-Fed) du festival; un bon nombre de cameramen habituels ont bien chercher à capter quelques moments de bravoure... malheureusement fort rares.





Et côté jeu, alors ?! Dans ce genre de salon... Cet aspect s'avère relativement important. Et attention, pour changer (pas bouguons, juste Français), nous avons été quelques peu refroidis. Bien sûr on n'est pas à L.A. ni à Leipzig et le FDJ n'est pas un événement où les grosses annonces ont lieu. Ainsi l'excitation est un peu retombée sur le tapis rouge.

Certes, pour ceux qui n'auraient pas eu l'occasion de toucher d'imminents hits, l'affaire valait son pesant de bornes. Pour citer certains jeux enthousiasmants:

Les joueurs se sont usés les pouces avec plaisir là où l'on ne l'attendait pas forcément. Mesdames et messieurs - mais surtout messieurs ici quand même- THQ a envahit un bon rectangle du Festival, et ce avec des titres de qualité (proportionnelle à la réputation de la boîte américaine). Si, si ! Red Faction: Guerrilla et malgré l'étonnant manque d'engouement autour du titre, a séduit ceux qui y ont touché. Telle une rengaine, "ct'une sorte de Lost Planet" a défini souvent le jeu. Plusieurs armes et véhicules à disposition ont permis de se rendre compte du gameplay et de la maniabilité, plutôt bonne. Attirant, RF:G a de la gueule mais une impression de vide a fait déchanter les amateurs de démolition en tous genre.
En dehors du soft de volition, c'est un THQ décidément  bien représenté qui dévoilait au public français un Darksiders: Wrath of War prometteur. L'annuel WWE Smackdown VS Raw , toujours plus beau toujours plus fun à plusieurs, a conquis les habitués comme les combattants en slips occasionnels. Le jeu de catch, un genre étonnamment tendance. Il faut dire que THQ avait mis le paquet pour promouvoir son jeu puisque les panneau promotionnels gigantesques encadraient le coin.





En parlant de coin et même si cela n'a absolument on a été plutôt satisfait de tenter l'expérience spatio-horrifique d'Electronic Arts: Dead Space. Très beau et superbement animé (en ce qui concerne les créatures surtout), le titre confirme nos espoirs. "C'est pas très gore, putain !" commente pourtant un visiteur. Bon, pour ceux qui n'auraient jamais travaillé en boucherie, Dead Space reste correctement sanglant pour s'envoyer en l'air.




Dans le même carré fermé, aussi éclairé qu'une boîte échangiste, on pouvait observer un peu moins de dix personnes se faire la nique sur le fameux Left 4 Dead de Valve . Ces combats acharnés et décharnés d'humains contre zombies rappellent beaucoup Counter-Strike. Ca se gaussait entre deux grimaces crispés, souris à la main. Pas spécialement révolutionnaire ni visuellement pétaradant - même si tout à fait correct, L4D ne devrait pas décevoir.

Tout comme Call of Duty: World at War qui quant à lui disposait de 4X4 places pour se flinguer la poire en réseau locale. On a du coup rien vu du solo;  "Bien esquivé", msieur Activision !

Sur Wii, c'est Disaster : Day of Crisis qui pavanait. Même si on ne se bousculait pas devant le grand mur de Nintendo, les possesseurs de Wiimote ont découvert de l'action sur Wii. Diversifié, charmant, le titre devait trouver son public. En même temps, faute de grives...

Fallout 3 a fait sa pub sur deux ou trois bornes, histoire de rappeler à tous la direction prise par l'ex-série de Black Isle: un morrowind-like typique du studio Bethesda. Pas de bonne ni de mauvaise surprise pour les testeurs qui ont lâché la manette en concluant par le symbolique "ouaip".














Surmonté d'un petit chapeau Playstation, le stand Little Big Planet a fait l'effet du miel pour les abeilles. En tous cas succulent, le titre de Sony espéré comme le sauveur de l'aspect communautaire de la P.S.3, a attiré les foules féminines comme masculines. Vraiment très mimi, on a trouvé un jeu à l'ancienne et on a pu jauger le potentiel d'un titre customisable à l'infini. Un carton programmé.




Ce qui est moins sûr pour une ribambelle de titre pourtant mis en valeur comme il se doit. Commençons pas THQ qui, on l'a dit, avait fait les choses en grand. Preuve que G.T.A. laisse toujours des petits coeurs dans les yeux des doux joueurs, l'espace Saints Row 2 n'a pas désempli. Clairement moche et mal animé, vide et brouillon, le titre n'a eu cesse de se laisser étiqueter de "c'est comme G.T.A. mais merdique" par l'assemblée.


Ce n'est pas le cas de Mirror's Edge, sacro-saint d'Electronic Arts, qui a suscité l'impatience. Les trois bornes jouables situés fort justement en hauteur, à au moins 60 cm du sol, se faisaient désirer. Pas étonnant lorsque l'on connaît le buzz autour du titre. Pas moins de trois quart d'heure de queue était nécessaire pour tripoter l'héroïne de Mirror's Edge, avec interdiction formelle de prendre des photos. Lorsque l'on sait que le trailer et le images du jeu sont disponibles depuis belle lurette sur le net, la disposition prise par EA était tout à fait justifiable. Hum. Bref, jeté au sommet d'un quartier d'affaire, nous nous sommes permis quelques galipettes entre deux coupures de courant et trois plantages. Résultat? Pas escompté ! Pas forcément si impressionnant visuellement, Mirror's Edge a fait quelque peu penser au récent Assassin's Creed: Attractif mais vite répétitif et un peu chiant. Conclusion, on attend la sortie définitive, prévue le 14 novembre, un peu démotivé à sauter entre deux tours.


Toujours du côté des mauvais élèves, le bonnet d'âne unanime a été porté la suite du jeu d'Ubisoft, Far Cry 2. Un mois avant sa sortie, le F.P.S. s'est fait surnommé "le jeu tout moche" du salon par la plupart du public, un peu dégoûté de l'aspect old-gen' de l'ensemble.



Resistance 2, exclu P.S.3 était jouable à bord d'un siège arcade old-school. Au vu de la réaction de l'ensemble des joueurs, le titre de Sony, pas joli joli, faisait ton sur ton avec sa borne.


Shaun White Snowboarding : Road Trip
n'a pas convaincu tout le monde non plus. La version Wii du simulateur de surf des neiges utilisant la Wii Balance Board n'a pas vraiment fait sensation, dans tous les sens du terme. La faute à un manque de fun et de possibilités. Les versions Xbox et P.S.3, malgré leur bel enrobage se sont révélées un peu trop classique. SSX peut dormir peinard.





On adore ou on déteste pas mais Tomb Raider: Underworld avait prévu son armée d'écran pour tâter la bimbo. Toujours aussi peu maniable, on a toutefois été surpris du sublime rendu de l'eau. "Grâce aux nouvelles consoles, la seule limite, c'est notre imagination". Emphase répétée en boucle la designer. Mais la recette ne change pas... ah si, il y a des grosses tentacules dans celui-là.


Voilà, on a fait le tour. Mais attendez... il manque Capcom et Nintendo quand même ! Youpi, on fonce ! Ils sont où, ils sont où ??
Nul part. C'est bien là le problème... Quid de Resident Evil 5 ? Même pas une petite vidéo ? Street Fighter IV au moins? Non? Non. Bon.
Et Dark Void, Bionic Commando? Retenus à l'aéroport de Leipzig, sûrement...
Microsoft, peut-être ?! Gears of War 2, Fable 2 ? En parlant de conte, qu'est-ce que sont ces misérables bunkers secrets aux extrêmités de Guitar Hero? Ce n'est pas comme si on les attendaient ces deux deux-là...
Hey, Nintendo, last chance ! ... Pourquoi souffle un vent de vide dans les couloirs du Festival. Parce que.
Ca vaut combien, une Wii, à la revente?





Outre les jeux résolument gamer, on s'est vite aperçu de l'importance du Casual. Pas une grande nouvelle en soi mais le Festival du Jeu en a été le témoin indiscutable. Singstar, Buzz et autres maracas party (95% du catalogue Nintendo) ; autant dire que ça chantait, piailler et bougait dans tous les coins. Le pire, c'est que les sourires jusqu'aux oreilles donnaient envie de participer... C'est parfois pénible d'être réac'.

Bonne initiative au Festival du Jeu que d'avoir prévu un carré RetroGaming ! N.E.S., S.N.E.S., MasterSystem, N.E.C., Atari et même Dreamcast sont sorties de leur retraite, jouables sur des télés en chaise roulante. C'est avec nostalgie que les larmes ont coulés sur ce touchant salopard de Mario. Hormis le support console, quelques bornes d'Arcade planquées et parfois un peu déglinguées ont permis de se réveiller les entorses du poignet sur Mortal Kombat, Street Fighter ou NBA Jam.
Merci.






Pas de surprises, pas de gros hits sortis des enfers mais pour conclure sur une note positive, clamons notre reconnaissance envers le Festival du Jeu-Vidéo. Pourquoi tacler une initiative aussi indispensable ? On ne peut qu'encourager le renouvellement et l'amélioration d'une formule qui se bonifie avec l'âge ! Malgré les critiques (à peine) proférées dans cet article, on a passé un bon moment, rêvant tel Martin Luther King d'un monde où le Jeu-Vidéo s'illustrerait plus d'une fois par an et présenterait de vraies exclusivités sur nos machines adorées. A l'année prochaine hall 6 !
"... C'est par où la sortie ?"



Le Festival du Jeu-Vidéo
Parc des Expositions, Porte de Versailles
Les 26, 27, 28 septembre 2008
Vendredi (12h-19h) : 6 euros ; Samedi & Dimanche (10h-19h) : 9 euros
Attention pour les visiteurs: toute sortie est définitive. Attention pour les fumeurs: ça va être dur...


Par JSUL - Publié dans : Jeux-Vidéos
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Commentaires

Je ne suis pas tout a fait d'accord avec la critique (hmmm, c'est bien de dire ça fait genre le mec qui pense...) En tant que néophyte (ou plutôt ancien presque geek reconvertit néophyte...), je dois dire que ce salon avait le mérite d'être tout de même éclectique. je m'explique... Déja l'organisation ne m'a pas paru rédhibitoire, les gens plutôt souriant et le staff au petit soins pour ses hôtes (je ne dirais rien sur les demoiselles...). Puis, il y avait quand même de quoi jouer à ce festival. Sans qu'il n'y ai de grosses "bombes vidéoludiques", de nombreux jeux était quand même présent et il n'y avait pas trop de temps d'attente pour chaque borne. A noter également l'espace jeu de rôles que j'ai trouver sympa avec plein de jeux de cartes à jouer, et de jeux en bois. Donc sans être un festoch' remplis de "vraies nouveautés" (si j'en crois la critique...je ne m'y connais plus assez pour juger...), il a eut le mérite de s'adresser à tous et pas forcement aux hard-core gamers. Un festival à renouveler et pour toute la famille. il reste quand même à payer 6 euros...) Et comme dt la critique ( comme le bon vin etc, etc...)
Commentaire n°1 posté par Xavier le 27/09/2008 à 23h04
Salut Xavier;

Je ne suis pas tout à fait d'accord avec la critique de la critique! Expligazion boint bar boint:

- L'organisation ne t'a pas paru rédhibitoire mais loup y étais-tu seulement à l'ouverture ? L'ouverture, ce grand moment de frisson pour chaque organisateur en événementiel...Mmmh eh bien, cela s'est plutôt mal goupillé. Je n'ai fait que retranscrire l'avis du public. C'est pas la franche rigolade non plus côté accueil.
Sinon, durant le Festival en lui-même, je n'ai rien à dire contre le staff, c'est vrai en règle générale sympatoche. Pas "au petit soin" (à moins que tu te sois permis certaines choses pas prévues dans le programme) mais pas trop pressante.

- Puis, il y avait quand même de quoi jouer à ce festival. Sans qu'il n'y ai de grosses "bombes vidéoludiques" :
Heureusement qu'l y avait de quoi jouer quand même, non?! C'était le minimum pour traverser Paris, certains traverser la France d'autres beaucoup plus loin. C'aurait été le comble s'il n'y avait rien à toucher dans ce hangar (c'est une métaphore).
Le public était en outre en droit d'attendre soit l'annonce de hits soit de carrément jouer ou regarder ces titres très attendus. C'est une erreur de croire que les gens présents étaient des visiteurs curieux. La grande majorité, les jeunes et moins jeunes étaient des passionnés. LE Jeu-Vidéo est un art qui a connu un boom tellement fulgurant qu'il est difficile de croire qu'il y ait tant de geek au mètre carré. C'est pourtant le cas mais si l'appellation "geek" ne convient même plus. Quoiqu'il en soit, je peux te dire que beaucoup attendaient un peu plus que les jeux auxquels ils peuvent jouer en ce moment chez eux, chez des potes ou à la Fnac.

- C'est vrai que le coin JDR au fond du salon était sympa - surtout les jeux en bois- mais je ne me suis intéressé qu'à l'aspect vidéo-ludique ici.

Attention, pour conclure, je n'ai jamais dit que le Festival du Jeu-Vidéo était à éviter! En effet, il y a un éclectisme bienvenu, l'ambiance - comme je l'ai dit- est pas trop mal, le temps d'attente est raisonnable (seulement pour les jeux mineurs, soyons clairs).
Quoiqu'il en soit: c'est important que le Festival existe. L'inverse aurait été gênant.
A l'année prochaine !
Réponse de JSUL le 28/09/2008 à 10h33

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