Mercredi 17 juin 2009
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Entre deux Mojitos
Parce qu'on ne se fait jamais autant chier en vacances : sélection d'un carré de jeux abordables pour
glander sans en avoir l'air.
Depuis son lancement en 2005, plus de six millions de frenchies se touchent le stylet. La Nintendo DS a conquis la planète des gamers mais aussi des
bambins et leurs géniteurs. Dans la logique des choses, le catalogue de jeux s'est donc étoffé en conséquence (ou en cause ?) : Jocelyne prend son bain, Stimulez vos organes internes
avec le programme du professeur Glug, Décorer sa maison avec des animaux morts et autres titres attrape-couillons adaptés judicieusement à la tout nouvelle cible : le monde
entier.
Mais dans ce foin subsiste une tonne de bons jeux, de vraies perlouses. Et comme ce ne sont pas forcément ceux qui se vendent le mieux, ils se retrouvent la plupart de temps bradés en occas'
ou - mieux ! - neufs mais perdus dans un carton d'une grande distribution ou planqués sur un obscur site.
Alors, pour les joueurs exigeants qui ne veulent pas trop se prendre la tête à fouiller dans les magasins embués de Léa Passion, petite sélection estivale avec lieux d'achat conseillé
(précision : jeseraiunelegende.com ne reçoit pas de pot-de-vin mais ce serait un plaisir).
Car on n'a pas assez de vacances pour ne pas les foutre en l'air avec sa console...
ELITE BEAT AGENTS
Genre : Musique
Année de sortie : 2007
Temps d'une partie moyenne : 3 minutes (en attendant sa bière)
A plusieurs : Jusque 4
Prix : moins de 10 euros (neuf)
Où : FNAC, Score Game, Micromania
SAVE THE DANCE !
Derrière un nom tout à fait débile se cache un concept en réalité bien plus crétin : sauver le monde grâce au rythme Dans le panthéon du jeu
vidéo, EBA est le Dieu du Jeu Musical barré. Chaque partie commence par une histoire aussi hilarante que barjo (on émet l'hyptohèse suivante : INIS, les développeurs du titre ont abusé des
champis en regardant des feuilletons du TF1 jap'), le tout en BD.
Puis vient la phase ludique à proprement parler : Le stylet est votre baguette et l'écran votre batterie. Le but
est de taper en rythme, en ordre, sur des pastilles numérotées lorsque l'animation en forme de cercle rejoint la pastille. Si cela paraît compliqué, une huître indigène saisit le bidule au bout
de vingt secondes. Pas de variantes ou peu mais l'essentiel est là. Le concept est accrocheur et on bouge notre tête au grès des mouvements de hanches des trois glands d'agents qui nous servent
de héros.
Ces Men In Black ringards appelés à
la rescousse au long d'une vingtaine de niveaux à la difficulté progressive ont le rythme dans la peau. C'en est communicatif. En partie grâce à une bande-son aussi décalée que l'esthétique cartoon
du soft. Les chansons ont beau ne pas être interprétées par les originaux, on trouve ça dommage deux minutes puis l'on se dit que c'est mieux ainsi, le package n'en est que plus kitsch. Ainsi se
succède Y.M.C.A. des Village People, l'incontournable Canned Heat de Jamiroquai, Bowie avec Let's Dance ou l'apocalyptique Jumpin'Jack Flash des Rolling Stones.
Pas que de la bouse sauvage, donc.
La troisième phase de jeu vous indique le résultat et, le cas échéant, si votre rythme laisse autant à désirer que celui d'un chanteur de la Star Ac', on recommence. Avec joie.
Histoire de se poiler sur la terrasse ensoleillée du Crabe Etincelant en attendant sa bière, le jeu se passe
aisément d'une main à l'autre. Vous aussi, vous verrez, vous crierez de concert : HEEELP !
ADVANCE WARS DARK CONFLICT
Genre :
Stratégie
Année de sortie : 2007
Temps d'une partie moyenne : Entre 5 minutes et 3h30
A plusieurs : Jusque 4
Prix : moins de 10 euros (neuf)
Où : FNAC, Score Game, Micromania
LA GUERRE, UN CASSE-TËTE
Parce que les voyages en train sont pénibles, parce que les retards SNCF n'arrangent rien et qu'il est préférable de taper sur son écran tactile que sur un contrôleur, Nintendo a créé l'un
des meilleurs jeux
consoles de stratégie au tour par tour. La guerre dans la poche.
A la manière d'une partie d'échecs, le joueur doit déplacer ses pièces sur le plateau quadrillé (qui ont leurs caractéristiques propres - comme aux échecs, on vous dit ! ) puis c'est au tour de son adversaire jusqu'à ce que l'un des deux perde. Dis comme ça, ça a l'air assez pénible. Ca l'est. Mais cela
est aussi passionnant et complet comme une pizza orientale. Des dizaines d'unités (air-sol-mer), plusieurs types de terrains (forêts, villes, déserts) et un scénario moins passionnant que son
insurpassable prédécesseur (Advance Wars Dual Strike) mais peuplé de personnages néanmoins attachants et bien balancés.
Pour peu d'accrocher au style graphique et au type de jeu
(réfléchir peut provoquer la diarrhée), AWDC est une sacrée d'occasion - et rentable ! - à saisir immédiatement : de longues, longues nuits trop chaudes sont à prévoir pour résoudre
les nombreuses, très nombreuses cartes du jeu. Et, une fois le jeu torché (cela vous prendra sans aucun doute plusieurs étés) pourquoi ne pas créer les vôtres et les échanger via le portail wi-fi
de la DS. Bah ouais, vous pourrez prouver que vous en avez autant dans le slip qu'une Condoleezza Rice testostéronée : l'art de la stratégie, ça se passe autant sur le terrain que dans la tête...
Sauf qu'ici, cette guerre ne fera pas de victimes, que des heureux. Intelligent.
NERVOUS BRICKDOWN
Genre : Casse-briques
Année de sortie : 2007
Temps d'une partie moyenne : 3 minutes
A plusieurs : Jusque 2
Prix : De 15 à 20 euros (neuf)
Où : FNAC (15), Score Game (20), Micromania (20)
YOU KNOW YOU MAKE ME BREAKOUT !
Un jeu de casse-brique ? Tu te fous de moi, j'en ai même un sur mon
iPod !". Pas de ce type-là mesdames et messieurs. Ni de cette qualité. Et je ne dis pas ça parce qu' Arkedo, les développeurs de ce titre, sont des frenchies. Ici, pas de trip old-school
régressif, on est dans l'essence du jeu : l'envie irrépressible de tout péter autour de soi (il porte bien son étiquette) pour parvenir à débloquer les bonus et exploser les scores.
On est d'accord, le genre casse-brique est habituellement aussi
palpitant que la saison 3 du Renard. Mais pas Nervous Brickdown. Outre les musiques génialissimes (haaa celle du niveau retro-gaming...), l'autre point très fort et anti monotonie est la
diversité des dix mondes proposés. Chacun a son propre style et ses propres règles à respecter : de l'inévitable classique où la baballe doit exploser des rectangles de couleurs, on dirigera un
vaisseau à l'ancienne, on se la jouera micro golfeur ou déplacera un sous-marin pour sauver de la noyade des naufragés tombant du haut de l'écran.
Jouant allègrement avec les clichés et classiques de l'histoire du jeu vidéo, Nervous Brickdown a le côté rafraîchissant de ces jolis jeux qui ne se prennent la tête mais la nôtre.
Il utilise parfaitement le double-écran de la D.S., la bille réagit au doigt et à l'oeil et ces enfoirés de boss sont assez costauds pour hanter nos rétines lorsque l'on ferme les yeux. Simple, fun
: l'archétype du jeu-terasse, non ?
Evolution d'un type éteint depuis la préhistoire vidéoludique, Nervous Brickdown est pourtant le jeu de boules ultime de l'été.
CASTLEVANIA : ORDER OF ECCLESIA
Genre : Action / Aventure /
RPG
Année de sortie : 2008
Temps d'une partie moyenne : de quelques minutes à quelques heures
A plusieurs : on se débrouillera seul
Prix : 20 euros
Où : FNAC (20 euros neuf), Score Game (20 d'occasion), Micromania (21 d'occasion)
On a gardé le meilleur pour la fin. Sorti il y a seulement quelques mois, vlà-ti-pas que cet extraordinaire volet de la vénérable série Castlevania se retrouve
entiché d'un petit 20 euros. On pourrait croire à un geste commercial de la part de Konami et Nintendo ; on pourrait penser qu'ils ont baissé le prix précipitamment histoire de partager l'un des
meilleurs jeux de la DS avec un maximum de monde. On pourrait... mais on n'est pas totalement abruti. Alors on pense à une vente particulièrement médiocre (et injustifiée) du produit. Dommage pour
eux, tant mieux pour nous.
Cet opus de la plus célèbre licence de tueurs de monstres est surtout un social life killer. Durant plusieurs heures, on y guide la
charmante Shanoa - sans doute la plus charismatique et sexy des héroïnes, une guerrière tatouée et amnésique chargée de nettoyer le monde de l'increvable Dracula. Les joueurs du brillant Dawn
of Sorrow ne seront pas dépaysés. On retrouve les ingrédients du succès de Castlevania sur la portable de Nintendo : une fantastique variété de décors au design de folie, d'armes et de
monstruosités, un univers cohérent et particulièrement fouillé, une jouabilité au poil et surtout une longue aventure pleine de défis et de surprise. Car il faudra sans doute un été entier pour
débloquer toutes les machins, finir les quêtes et collectionner l'intégralité des glyphes.
Nouveauté propre à Order of Ecclesia, les
glyphes sont les pouvoirs magiques que Shanoa devra absorber telle une éponge. L'avantage c'est qu'elle pourra en porter trois à la fois : un dans chaque main (représentée par les bouton X et
Y) et une persistante (la touche R). Cela donne évidement des combinaisons d'armes/ sorts personnalisables à souhait. Là réside l'intérêt : on peut s'éclater à buter de l'immondice au détours des
labyrinthes sinueux du royaume, comme se creuser la tête à répertorier le bestiaire, les glyphes disséminés dans les lieux glauques de la Transylvanie.
Ne pas se fier à l'apparente petitesse du jeu, fidèle
lecteur : Order of Ecclesia réserve une prolongation de taille à la fin du jeu. Ce Castlevania est vrai bon jeu, la pépite qui servit de déclencheur à cet article : l'envie de
donner envie de fouiller dans les rayons des surfaces de distribution ; où se planque ce genre de trouvaille, de celle qui nous pourrit l'été à faible coût.
Castlevania : Order of Ecclesia, l'utopie vidéo ludique de ces vacances d'été : un plaisir sans cesse renouvelé, le tout sans risques de MST.
Rendez-vous l'été prochain !
Par PeQ
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Publié dans : Jeux-Vidéos
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